DÉCLARATION No 56 DU BLOC LIBERAL« Tous les citoyens sont égaux devant la loi »

DÉCLARATION No 56 DU BLOC LIBERAL

Constitution Guinéenne, article 8 : « Tous les citoyens sont égaux devant la loi »

L’esprit de l’article 8 de la Constitution Guinéenne signifie que tous les Guinéens, gouvernants et gouvernés, ont les mêmes devoirs et les mêmes prérogatives juridiques. Malheureusement, en Guinée l’esprit de cet article est violé par les hauts fonctionnaires, y compris ceux du Judicaire dont le Ministre de la Justice. En effet, le travestissement de cet article constitutionnel est tangible en Guinée où les magistrats sont aux ordres de l’Exécutif et vraisemblablement à ceux des militants du RPG. C’est dans la visée de cette dynamique que le Ministre de la Justice porte plainte contre Docteur Faya Millimouno, le Leader du Bloc Libéral.

En fait, la procédure engagée contre Dr. Millimouno et son Parti, le Bloc Libéral, s’inscrit dans le cadre de l’amorce d’une pernicieuse campagne d’intimidation contre les leaders politiques afin de museler l’opposition. Il faut signaler que cette manœuvre vise à éteindre la liberté d’expression dans notre pays ; Elle vise à émasculer les partis de l’opposition afin de les transformer en de simples coquilles vides. Cet engagement du Gouvernement Guinéen est antinomique aux principes multipartisme, sans lequel la démocratie est infirme. Conséquemment, le Bloc Libéral, qui est fidèle à sa philosophie politique qu’est le respect intégral de la démocratie dénonce les agissements du Ministre Guinéen de la Justice.

Pour rappel, Dr.  Millimouno a plutôt dénoncé les manœuvres partisanes de la part des magistrats lors des récentes élections communales ; son parti, il faut le dire en passant, en a été victime. Cette pratique de justice tordue a été flagrante notamment à Yomou où le juge de Paix a affirmé : « j’attends les instructions de ma hiérarchie pour donner suite à votre requête ». Il faisait allusion à la demande qu’a formulée le Bloc Liberal quant à la clarification des écarts constatés lors des élections passées.

Cette assertion d’un juge préfectoral confirme et affirme l’asservissement du judiciaire à la branche exécutive du Gouvernement. Ceci de fait travestit la gouvernance démocratique, car la démocratie est un modèle de régime qui repose essentiellement sur la séparation des pouvoirs : Législatifs, judiciaires et exécutif.

En fait, le Ministre de la Justice, Maitre Cheick Sacko, roule pour l’injustice en Guinée. S’il était soucieux de la pratique de l’équité dans notre pays, il aurait déjà ouvert le procès des évènements du 28 septembre 2009 ; cette affaire remonte de près de dix ans.  Les auteurs du massacre des 90 militants de l’opposition seraient entrain de payer pour leurs crimes. Egalement, si l’Etat Guinéen œuvrait pour la justice, la lumière aurait déjà été faite sur les assassinats du Ministre Diaouné, de Madame Aissata Boiro du Trésor, parmi tant d’autres.

De même, si la justice n’était pas sélective dans notre pays, le Ministre de la Justice aurait intenté une procédure judiciaire contre le Ministre de la Culture et des Sports, Bantama sow qui a récemment tenu en public des propos d’incitations à la haine et à la violence. Ce discours contribue à la fragilisation du tissu social Guinéen. Un tel comportement de la part d’un haut commis de l’Etat est passible de punition.

Il est de plus en plus établi qu’en Guinée, les Haut fonctionnaires et les cadres du RPG qui transgressent les lois vivent dans la totale impunité. Il est de plus en plus établi qu’ils bénéficient de la protection tacite de ceux qui sont en charge de règlementer la machine de l’Etat.

C’est pourquoi, le Bloc Libéral demande au Ministre Guinéen de la justice de changer le fusil d’épaule ; il fait fausse route en s’attaquant à Docteur Faya Millimouno et son parti. Pour instaurer l’équité en Guinée, le Ministre de la Justice devrait urgemment ouvrir les dossiers de crimes politiques dont le sinistre cas du 28 septembre 2009. C’est la recommandation cardinale que le BL lui fait.

Fait à Conakry le 03 mars 2018 par la cellule de communication du Bloc Liberal.